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Photos: Jean Fürst, Pierre-jean Vranken, Eve Bonneau

Eclypse

Série de trois dessins, traces d'une performance avec le pianniste Pierre-Jean Vranken, aux Nuits du beau tas, chapelle du Grand Hospice, Bruxelles.

Réalisation: Eve Bonneau

Date de création: 2023

Dimension: deux mètres de diamètre.

Réalisation in-situ au cœur de la chapelle du Grand Hospice, là où se trouve une rosace au sol surplombée d’un large dôme.

Une feuille blanche de 2 mètres de diamètre recouvrait la rosace où la performance se déroulait. La poudre de charbon a été choisi en lien avec la mosaïque noire de la rosace, ainsi qu’avec le sol dallé.

La quête de la lumière dans l'obscurité et l’expérience de la transformation dans le deuil forment la trame dramaturgique de la performance et de la réalisation du dessin :

 

« Dans une recherche sur la trace de la présence, mon corps se laisse imprégner d’obscurité pour invoquer un feu intérieur. L’ombre devient un espace infini pour danser. Du visible à l’invisible, le tissage sonore nous guide à travers une tension charnelle. »

Cette performance est un rite de transformation, un passage d'un état d'être à un autre. La lune, symbolisée par le rond de papier, évoque ici la matrice et le cycle féminin. Cette dernière enténébrée est en deuil. Sa douleur libère sa révolte. C’est à ce moment-là, dans la célébration de la perte que la matrice exprime sa lueur éveillant toute une fondation féministe. Le corps entre en transe par l’intermédiaire du charbon, matériau ancestral, pour invoquer des luttes en tension entre la vie et la mort. Dans la conscience de la disparition, le corps revêtit les cendres pour s’émanciper du passé. L'absence révèle l'intemporalité de la trace cernée de lumière.

Eclypse


Series of three drawings, traces of a performance with pianist Pierre-Jean Vranken, at the Nuits du beau tas, chapelle du Grand Hospice, Brussels.

realization: Eve Bonneau
Creation date: 2023
Dimension: two meters in diameter.

In-situ realization in the heart of the chapel of the Grand Hospice, where there is a rose window on the floor surmounted by a large dome.


A white sheet 2 metres in diameter covered the rose window where the performance took place. The charcoal powder was chosen to echo the rose window's black mosaic, as well as the paved floor.

The search for light in the darkness and the experience of transformation in mourning form the dramaturgical framework of the performance and the making of the drawing:
"In a search for the trace of presence, my body allows itself to be impregnated with darkness to invoke an inner fire. The shadow becomes an infinite space for dancing. From the visible to the invisible, the weaving of sound guides us through a carnal tension." 

This performance is a rite of transformation, a passage from one state of being to another. The moon, symbolized by the circle, evokes the matrix and the female cycle. The darkened moon is in mourning. Her pain unleashes her revolt.It is at this moment, in the celebration of loss, that the matrix expresses its glow, awakening a whole feminist foundation. The body enters into a trance through the intermediary of coal, an ancestral material, to invoke struggles in tension between life and death. In the awareness of disappearance, the body dons ashes to emancipate itself from the past. Absence reveals the timelessness of a trace surrounded by light.

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